Journée des droits des femmes mardi 8 mars 2016 à Aix en Provence

Publié le 25/03/2013 à 10H46
Plus de cinquante participant(es) sont venus assister à la journée des droits des femmes le mardi 8 mars dernier à Aix en Provence, organisée par l'Union régionale et animée par Catherine Alexandrides, chargée du dossier Egalité professionnelle Paca. Cette journée était axée principalement sur le thème 'du sexisme et ses conséquences au travail'. Mais bien d'autres thèmes ont été abordés notamment les stéréotypes et la négociation d'entreprise.

En ouverture de cette journée, Stéphane Mollet, responsable formation a rappellé que toutes les lois et outils sont intégrés dans les modules de formations syndicales de l'union régionale pour qu'ainsi, chacun à son niveau, lutte contre les inégalités. Nathalie Brunel et Dalila Benattia, chargées de mission Egalité Pro ont réalisé un focus sur les différents outils, développé par l'Ega Pro Paca et mis à la disposition des militants, notamment un badge estampillé EGA/PRO PACA et le petit guide 'L'égalité professionnelle'. Un des points d'orgue de la politique régionale est le respect de la mixité dans les instances représentatives du personnel, dans les instances interprofessionnelles et aussi dans la représentation des instances régionales et départementales.

Il y a autant d'hommes que de femmes sur terre, en France, autant de femmes et d'hommes qui travaillent (48%), à la Cfdt autant de femmes adhérentes que d'hommes (48%) et pourtant....

Et pourtant dans le monde du travail, une femme gagne moins qu'un homme dans le Privé comme dans le Public. Voici les chiffres de l'Insee et Dads, pour les écarts de salaires nets mensuels dans certaines secteurs : -19.2% dans le secteur privé et semi-public, -14.8% dans la fonction publique d'état, -10.3% dans la fonction publique territoriale, et -21.9% dans le secteur hospitalier public. Avec pour conséquences des pensions de retraites plus faibles. 
Les femmes font davantage de compromis professionnel (1/3 des femmes à temps partiel le font pour s’occuper soit des enfants ou d’un autre membre de la famille), il y a plus de femmes dans les métiers où l’on retrouve du temps partiel subi (aide à domicile, personnel d'entretien…), les femmes bénéficient moins des heures supplémentaires. Il y a également  l’inégalité de répartition des métiers, les femmes se concentrent dans les métiers faiblement rémunérateurs (petite enfance, aide à domicile, personnel entretien…) et dans chaque métier, les femmes sont plus souvent au bas de l’échelle des salaires et ont plus difficilement accès aux emplois les mieux rémunérés (plafond de verre), les ruptures de carrière (maternité, congé parental) entrainent une différence de parcours professionnel et au final de salaires.

Anne Peiffet, du Cabinet syndex a très bien rappellé le mécanisme de stéréotypes peuvant déboucher sur des discriminations : 'les femmes privilégient leur vie de famille à leur vie professionnelle' est un stéréotype, en tant que femme, cette femme avec qui je dialogue privilégiera certainement sa vie de famille à sa vie professionnelle' est un préjugé, et 'en conséquence, parce qu’elle est une femme, je ne la nommerai pas à ce poste qui demande une certaine disponibilité' est une discrimination

Marie-Andrée Seguin, secrétaire nationale, était présente à cette rencontre et elle a tenu à rappeler que la journée de la femme ce n'est ni la fête des mères, ni la St Valentin. La commission confédérale Femmes (CCF) a mené un travail d'analyse des mesures et des outils mis en place depuis 40 ans en faveur d'une meilleure représentation des femmes dans les structures Cfdt. Ce travail a abouti a un plan d'action, adopté par le Bureau national en septembre 2012. Mais force de constater qu'il reste énormément de travail à effectuer notamment à la Cfdt où 1 adhérent sur 2 est un femme, alors que dans les instances 1/3 seulement sont des membres des exécutifs d'union régionale ou de fédération, 1/4 sont des secrétaires générales de syndicat, d'union régionale et de fédération.
Les structures sont invitées à se doter de leur propre plan mixité, il doit reposer sur : une approche globale et durable, un bilan mixité, une commission confédérale femme, des temps spécifiques de sensibilisation, la capacité des militants Cfdt à intervenir sur les ambiances et les comportements sexistes afin de les supprimer, un temps d'échange de pratiques autour du 08 mars, l'implication de tous pour lutter contre les inégalités.