Le Sgen s'oppose à la réforme de la formation des enseignants

Publié le 07/09/2010 à 00H00
Le Sgen-CFDT s'est opposé très tôt à la réforme régressive de la formation des enseignants, des CPE et des documentalistes tout en faisant des propositions. Mais le dialogue social n'est pas le fort du Ministère de l'Education. Sa réforme est passée en force.
Le Sgen s'oppose à la réforme de la formation des enseignants
Le Sgen s'oppose à la réforme de la formation des enseignants
Le Sgen-CFDT s'est opposé très tôt à la réforme régressive de la formation des enseignants, des CPE et des documentalistes tout en faisant des propositions. Mais le dialogue social n'est pas le fort du Ministère de l'Education. Sa réforme est passée en force.

 

La première cohorte d'enseignants stagiaires vient de faire sa rentrée avec un service à temps complet et avec pour tout bagage quelques vagues conseils : ces professeurs débutants et leurs élèves paient très cher le dogme de la réduction des déficits publics ! On ne peut que redouter le découragement pour ces stagiaires formés « sur le tas ». En effet, leur formation professionnelle sera considérablement réduite. Pour le Sgen-CFDT, La formation, en alternance, organisée par l'IUFM, le Rectorat ou les Inspections académique sera très insuffisante. Les tuteurs dans les établissements ne permettront d'y remédier.

Pour les deux académies de PACA, le recrutement des tuteurs dans les établissements d'accueil ne s'est pas fait sans mal. Même s'il n'appelait pas au boycott du tutorat pour ne pas pénaliser les néo-titulaires, le Sgen-CFDT soutient ceux qui ont refusé de le faire. On constate, à cette rentrée, que des enseignants se retrouvent tuteurs sans l'avoir demandé, d'autres dénoncent déjà des conditions de travail dégradées du fait du tutorat. De plus, aucune formation tutorale n'est prévue.

Pour le Sgen-CFDT, enseigner est un métier qui s'apprend. Le gouvernement a fait le choix de brader la formation au détriment des néo-titulaires et des élèves. C'est très inquiétant pour l'avenir de notre système éducatif.

Christian Connaulte, Sgen-CFDT Provence Alpes