Le Smic horaire sera porté à 10,48 euros au 1er octobre 2021

Publié le 17/09/2021

Pour la CFDT : "Les travailleurs de deuxième ligne méritent mieux qu’une hausse de 2,2% du Smic."

Elisabeth Borne, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, a annoncé, dans un communiqué du 15 septembre 2021, une revalorisation du Smic de 2,2 % à compter du 1er octobre 2021.

Cette hausse intervient à la suite de la publication par l’Insee de l’indice des prix à la consommation pour le mois d’août.

Entre novembre 2020 et août 2021, l’indice de référence a en effet progressé de 2,2 %.

 
Rappelons que, chaque année, le Smic doit être révisé par décret, avec effet au 1er janvier en fonction de l’évolution de l’économie et de la conjoncture. En outre, chaque hausse d’au moins 2 % de l’indice des prix à la consommation est automatiquement suivie d’un relèvement du Smic dans les mêmes proportions, par arrêté.

 

Conformément aux dispositions législatives (C. trav. art. L 3231-4 et L 3231-5), le Smic horaire brut passera donc de 10,25 € à 10,48 € au 1 er octobre prochain. Le Smic mensuel s’établira, quant à lui, à 1 589,50 euros sur la base de la durée légale de 35 heures (base 151,67 heures) (contre 1 554,62 € depuis le 1 er janvier 2021).
 
 

On obtient un résultat légèrement différent en appliquant la formule suivante : 35 x 52/12 x 10,48, soit 1 589,47 €

 
Par Luc Mathieu, secrétaire national de la CFDT :
 

"La CFDT prend acte de l’annonce qui interviendra après la réunion du groupe des experts au ministère du Travail. Mais elle ne peut se satisfaire d’une revalorisation qui ne change pas la situation des travailleurs de deuxième ligne. Les employeurs, à travers les négociations de branches, ont les cartes en main pour reconnaître à leur juste valeur les missions des salariés qui ont évité que le pays ne s’écroule durant la crise sanitaire. La CFDT constate amèrement que certains d’entre eux ne jouent pas le jeu.

Le gouvernement n’est pas impuissant. Il peut intervenir pour éviter les propositions indécentes des employeurs en conditionnant le versement des aides publiques à un dialogue social de qualité.  En tant qu’acteur économique, il peut aussi, comme les collectivités territoriales, changer les modalités de la commande publique en cessant de tirer les prix vers le bas. 

Les travailleurs de deuxième ligne méritent mieux qu’une hausse de 2,2% du Smic."

Communiqué de Presse en cliquant sur ce lien
 
 
 

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